Orgues MOUSSAN
« Faire découvrir et aimer la Musique et particulièrement celle d’Orgue »
Pourquoi restaurer les orgues ?

Le buffet du grand orgue Moucherel
de la Primatiale saint Just et saint Pasteur de Narbonne,
première cathédrale du Languedoc rère jumeau de celui de
la Métropole d’Albi, troisième cathédrale de Languedoc
(ce dernier, dont la décoration est pratiquement identique à
celle du buffet narbonnais, possède néanmoins
deux tourelles et deux plates-faces supplémentaire au grand
corps, mais n’est pas doté du piédouche monumental, qui fait
de l’orgue de la Primatiale un cas unique…)
Pour au moins quatre raisons.
1°] parce qu’au premier chef, un orgue est un instrument de musique et que on nous pardonnera la tautologie il n’est pas possible de jouer la Musique sans les instruments pour lesquels elle a été conçue, et des instruments en état de fonctionnement optimal.
2°] parce qu’un instrument de musique est AUSSI un instrument, c’est-à-dire une machine. Toute machine, tout mécanisme, doit être entretenu… La machine-orgue a besoin d’entretiens réguliers, et, de temps à autre, de travaux plus importants. Il est regrettable que les Pouvoirs Publics n’aient pas instauré une obligation d’entretien des instruments. Dans les collections puvliques , les orgues ne sont pas les seuls concernés.
3°] parce que les orgues de nos églises (et de nos salles de concert, hélas trop peu nombreuses en France) constituent un PATRIMOINE lié à l’Histoire. Dans bien de nos villages, l’orgue constitue la pièce de mobilier de la commune dont la valeur est la plus élevée. Il a fallu attendre les années 1980 pour que soient officiellement répertoriés et inventoriés les instruments qui le composent. Or, il est admis par tous que le patrimoine architectural, pictural, historique soit restauré. De la même façon, il convient de protéger et sauvegarder les orgues, qu’ils soient classés Monument Historique ou non, en tant que témoins des époques qui les ont produits, car, à ce titre même, ils témoignent de NOTRE passé.
4°] parce qu’en France, la Musique n’est pas suffisamment enseignée et répandue. Or, il ne sera possible de former des musiciens que si on leur propose de travailler, de jouer, de se produire sur des instruments en état… Pas l’inverse, en dépit de ce que l’on entend souvent ! Jamais on n’attirera le public vers la Musique – pas plus vers celle destinée à l’orgue que celle destinée à tout autre instrument – si l’on propose à son audition des instruments qui présenteraient des dysfonctionnements ou qui sonneraient faux…
