L’orgue de l’église Saint Sulpice, à PARIS (François-Henri Clicquot, 1781) I Positif de dosII Grand Orgue (56 touches : La 0 à Mi 5)(56 touches : La 0 à Mi 5) Bourdon................... 16’Montre............................... 32’ Montre...................... 8’Montre...............................16’ Bourdon................... 8’Bourdon.............................16’ Flûte......................... 8’ Montre............................... 8’ Prestant.................... 4’ Bourdon............................. 8’ Nasard...................... 2 2/3’Flûte.................................. , 8’ Doublette.................. 2’Gros Nasard....................... 5 1/3’ Quarte de nasard....... 2’Prestant............................. 4’ Tierce....................... 1 3/5’Grande tierce...................... 3 1/5’ Larigot...................... 1 1/3’Nasard............................... 2 2/3’ Cornet...................... V rangsDoublette........................... 2’ Fourniture........ IV rangs (1 1/3’)Quarte de nasard................ 2’ Cymbale.......... V rangs (2/3’)Tierce................................. 1 3/5’ Trompette................. 8’Cornet................................ V rangs Basson..................... 8’Première Fourniture.......... IVrangs (4’) Clarinette.................. 8’Deuxième Fourniture...... VI rangs (1 1/3’) Cromorne.................. 8’Cymbale.......................... IV rangs (1’) Clairon...................... 4’ Première Trompette.......... 8’ Deuxième Trompette......... 8’ III Bombarde................. Premier Clairon................ 4’ (56touches : La 0 à Mi 5)Deuxième Clairon.............. 4’ Cornet....................... V rangsVoix humaine.................... 8’ Bombarde..................... 16’ Trompette...................... 8’ Clairon........................... 4’ IV Récit (36 touches : Fa 2 à M i5) Flûte................................. 8’ Pédale.......................... CornetV rangs (36 marches : Fa 0 à Mi 3)Hautbois................................. 8’ Trompette8’ Flûte (en La 0)................ 20’ Bourdon (en La 0).......... 20’ 1èreFlûte (en La 0)......... 10’V Écho 2ème Flûte (en La 0)......... 10’(40 touches : Ut 2 à Mi 5)......... ) Gros Nasard (en La 0).... 6 2/ 3’ Bourdon.................................. 8’ Flûte (en La 0)................ 5’Flûte....................................... 4’ Première Bombarde....... 24 ’Cornet (en Ut 3)................ V rangs Deuxième Bombarde...... 24 ’Trompette............................... 8’ Première Trompette........ 12 ’Clairon.................................... 4’ Deuxième Trompette...... 12 ’ Deuxième Clairon........... 6’La France a opté pour un type d’instrument très différent de celui qui se trouve dans les pays germaniques, et qui se démarque très nettement de la «base» renaissante. Historiquement, son origine se trouve en Brabant.De manière schématique, l’instrument se compose de deux claviers principaux : le Positif dorsal et le Grand Orgue. La tuyauterie du premier est contenue dans le petit buffet, en avant de la console. Celle du deuxième est située au premier étage du grand buffet, derrière la montre. Ces deux claviers sont accouplables par un système de tiroir.Dans un instrument « complet », le Grand Orgue trouve ses bases dans le 16’, ouvert ou bouché. Il est le plus souvent plus grave que le Pédalier, à qui est réservé la tessiture de Ténor plus souvent que celle de Basse. Le Positif en est une réplique plus aiguë, destinée à lui répondre en écho.L’ensemble musical se fonde sur trois mélanges de registres : le Plein-jeu (Principaux, Bourdons et Mixtures…), le « jeu de Tierce » (Bourdons, Flûtes, Nasard, Tierce, le plus souvent Grande Tierce au Grand Orgue et Larigot au Positif…) et le « Grand Jeu » (Trompettes, Clairon, Cornet, auxquels on ajoute le Prestant…). Quelques jeux de détail complètent cet ensemble : Cromorne au Positif (qui répond au grand jeu), Voix humaine et tremblant, le plus souvent au Grand Orgue.La tuyauterie de la Pédale, est située au même étage que celle du Grand Orgue, disposée en deux moitiés (côté Ut et côté Ut#) généralement les côtés, perpendiculairement à la façade. Elle ne se compose que de quelques jeux, une Flûte 8’ et une Trompette 8’, plus tard complétés par une Flûte 4’ et un Clairon 4’. Les jeux de 16’ de Pédales, qui existaient à la Renaissance et avaient disparus, ne sont réintroduits que beaucoup plus tardivement, vers la fin du XVIIIème siècle…Cet ensemble est souvent complété par des claviers annexes : Récit, Écho, Bombarde.Le demi-clavier de dessus de Récit (en Ut 3, puis au Fa 2) faisait, à l’origine, chanter en soliste le Cornet du Grand Orgue. Il fut ultérieurement doté d’une tuyauterie indépendante de quelque jeux, située à mi-hauteur de la Montre du Grand Orgue : un Cornet (parfois décomposé en Bourdon 8’, Flûte 4’ et Cornet III rangs), et parfois (et plus tardivement) une Trompette et/ou un Hautbois…,L’Écho est aussi un clavier incomplet (commençant à l’Ut 3, au Fa 2 ou à l’Ut 2). Sa tuyauterie est placée dans le soubassement du Grand buffet, à l’arrière de la console (cette position étouffe ses sonorités…), et comprend soit un Cornet composé ou décomposé - dans ce deuxième cas, parfois une Fourniture - et un Cromorne…Dans les très gros instruments de la fin du XVIIIème siècle, le troisième clavier porte la Bombarde, seule ou accompagnée d’une Trompette et d’un Clairon de large taille. En réalité, étant donné que ces jeux sont placés sur le sommier de Grand Orgue, avec des gravures qui leurs sont particulière, le clavier de Bombarde n’est donc qu’un dédoublement duGrand Orgue, sur un sommier à double gravure, afin de mieux distribuer le vent…Bien entendu, ce schéma a connu des variantes dans le temps (composition des pleins-jeux, disparition de la Tierce étroite destinée au Plenum et des bourdons quintoyants, apparition de la Tierce large, apparition de la Tirasse de Grand Orgue, composition du Récit…) et dans l’espace, en fonction des traditions locales (à titre d’exemples, la place de la Voix humaine, généralement au Grand Orgue, pouvait, en Normandie, se trouver au Positif, ou dans le Midi, les fonds de 16’ à la Pédale avaient parfois pu se maintenir…)Quoi qu’il en soit, le célèbre et magnifique traité de dom Bédos de Celles, L’Art du Facteur d’orgues, ne décrit pas l’orgue classique français, mais un orgue post-classique, tel qu’il se présentait au terme de cette évolution, dans les années 1770, au moment où la musique d’orgue déclinait, et non tel que la littérature brillante qu’il avait suscitée (Titelouze, Grigny, Couperin…) supposerait qu’il fût (n’en déplaise aux nombreux éditeurs de disques, il n’existe plus d’orgue historique conforme à ces pages, et interpréter Grignysur l’Isnard de Saint-Maximin ou sur le Clicquot de Poitiers, tous deux instruments irréprochables et superbes, est une trahison de cette musique…)
L’orgue de Saint-Étienne-du MontL’orgue de l’ancienne abbatiale à ParisSaint-Guilhem-le Désert
(XVIIesiècle)(XVIIIesiècle)
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Le 28-03-2013 à 10:26:22