Orgues MOUSSAN
« Faire découvrir et aimer la Musique et particulièrement celle d’Orgue »
La Renaissance
Textes et croquis d’illustration par Jean MERCIER
Principal....................... 16’ en C0
Principal....................... 8’ ( ?) II rangs
Mixture........................ X à XXX rangs
I Positif de poitrine (57 notes : C0 à Sol 4 – La 4)Principal....................... 8’
Mixture
Pédales (13 notes : C0 à C1)Tirasse permanente du Grand Orgue
Sont à noter : le très grand nombre rangs de dessus du Plein-jeu ; la séparation des rangs de Principaux – qui n’est pas habituelle au Moyen Age.En dehors de ces caractéristiques, l’instrument n’est pas très éloigné de la structure du Blockwerk
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ême si elle n’est en aucun cas standardisée, l’étendue des claviers s’élargit. D’autre part, le système de la séparation des registres tend à se généraliser, ou, pour le moins, à se répandre.
Très souvent, l’instrument est accompagné d’accessoires plus ou moins curieux : coucous provençaux, étoiles tournantes garnies de grelots, Glockenspiel, tremblants… ou autres masques articulés ou pantins gesticulants, dont l’époque est friande.
Par le biais de la séparation des registres, naissent ainsi les principaux ensembles sonores qui, dans leurs grandes lignes, sont restés valables jusqu’à nos jours. A cet égard, la reconstitution de l’orgue de Saint-Savin-en-Lavedan a été exemplaire.
Il y a tout d’abord le Plenum, héritier de l’orgue médiéval. Il est souvent encore impressionnant, comme dans le très célèbre «Orgue de l’Empereur» de Tolède, dans sa version primitive (très différente de sa composition actuelle, qui date du XVIIIème siècle). Mais, le plus souvent, il abandonne le système du Blockwerk pour se composer de rangs de Principaux à différentes octaves, et de jeux regroupant les harmoniques les plus aiguës, avec des reprises (Fournitures et Cymbales). Certains de ces jeux contiennent encore des tierces (de taille étroite).
Puis, il y a les jeux dits «de détail». La Renaissance développe les jeux flûtés, tant d’octaves que de quintes, les jeux de fond quintoyants… et parfois de tierces aiguës.
Enfin, se répandent aussi les jeux d’anche, les régales, tout particulièrement.
Au bout du compte, un instrument «basique» forme le fond musical de la fin de la Renaissance, à peu près commun à tous les pays européens, avant que l’Époque Moderne ne vienne modifier ce paysage.
Et surtout, la Renaissance est l’époque des orgues de salon, petits instruments aigus et profanes hérités des Positifs. Il existe ainsi des orgues coffres, des orgues tables (les tuyaux sont cachés dans l’épaisseur d’une table), des orgues régales, des orgues positifs, dont les buffets sont parfois très richement ornés… Sur ces instruments, les danses de Cour, prévues pour un petit ensemble, pouvaient être joués (c’est le cas des célèbres Danceries de Claude Gervaise, conçues pour un groupe de violes, mais qui sont si souvent jouées à l’orgue…) A la Renaissance, clavecin et orgue positif deviennent en quelque sorte interchangeables, ce qu’ils resteront jusqu’au XVIIIème siècle.
L’orgue renaissance du Monastier-sur-Gazeille,
en Auvergne.
Son buffet et sa tribune sontp olychromes.
Sont à noter particulièrement les deux tuyaux
extrêmes de la façade, formant en quelque sorte
des espèces de «Trompes» de Pédale
Principal................. 8’ (coupé en basses en dessus entre La2 et Sib2)
Octave................... 4’
Flûte....................... 4’
Nasard................... 2 2/3’
Doublette.............,.. 2’
Quinte..................... 1 1/3’
Octave.................... 1’
Régale..................... 8’ (reconstituée en 16’ en bambou)
ACCESSOIRES : 3 macarons articulés, 2 étoiles tournantes, rossignol, tambour, tremblant.