Orgues MOUSSAN
« Faire découvrir et aimer la Musique et particulièrement celle d’Orgue »
Gambe............. : TUYAUTERIE. Jeu de fonds, construit en 16’, en 8’ ou en 4’, de menue taille. Ses corps sonores sont cylindriques. Son timbre est doux et mordant. L’émission du son est souvent améliorée par l’application d’oreilles et d’un frein. De manière ancienne, ce terme désignait un jeu d’anche douce, assez proche de la Régale.
Gemshorn....... : TUYAUTERIE. Jeu de fond de taille assez étroite, construit en métal en 16’, 8’, 4’, 2’ et 1’. Les tuyaux ont une forme de cône renversé. Son timbre est celui d’un Salicional très doux.
Glockenspiel.. : ACCESSOIRE. Carillon constitué de cloches et clochettes ou de tubes métalliques, frappés par des marteaux, actionnés par les touches d’un des claviers ou du Pédalier. Ces timbres sont soit placés derrière la Montre, soit de manière visible, sous la forme de clochettes frappées par des anges articulés, sortes d’automates. Le Glockenspiel se rencontre beaucoup dans les orgues de la Renaissance et de l’époque baroque.
Grand Chœur : 1°) CLAVIER. Nom, depuis le XIXe siècle, d’un clavier composé de jeux entrant dans le Grand Chœur (2°)
..................................... 2°) REGISTRATION. Mélange consistant en l’ensemble des fonds, des mixtures et des anches.
Grand Jeu....... : REGISTRATION. Mélange de registre consistant – de manière basique - en Prestant 4’, dessus de Cornet V rangs, Trompette 8’, Clairon 4’ du Grand Orgue, accouplé au Cromorne du Positif et dialoguant avec le Cornet du Récit, accompagné de la Flûte 8’ de Pédale.
Grand Orgue.. : CLAVIER. Nom du clavier principal de l’instrument. Jusqu’au milieu du XIXe siècle, il était placé au-dessus du Positif et sous le Récit. A partir de cette date, il est toujours placé en bas.
Gravure........... : SOMMIER. Division du sommier correspondant à une touche du clavier. Délimitée par deux barres de bois transversales, la gravure s’étend sur toute la largeur du sommier. Au-dessus de la gravure sont placés les tables du sommier, les registres coulissants, et les faux registres, ainsi que la chape. La gravure est ouverte par une soupape mûe depuis les claviers par l’enfoncement des touches, transmis par la mécanique. En s’ouvrant, la soupape laisse pénétrer dans la gravure l’air contenu dans la laie et, si les registres sont ouverts, permet ainsi au tuyau de «parler».
Gros (grand) Nasard : TUYAUTERIE. Jeu de mutation simple, flûté, sonnant à l’octave grave du Nasard, et donnant ainsi la quinte du 8’ ou la douzième du 16’ (le troisième harmonique du 16’). Il est construit en 5 1/3’ et quelquefois (à la Pédale), en 10 2/3’ (troisième harmonique du 32’). Les tuyaux graves sont parfois bouchés.
Grosse (grande) Tierce : TUYAUTERIE. Jeu de mutation simple, flûté, construit en 3 1/5’, sonnant à l’octave grave de la Tierce, et constituant le cinquième harmonique du 16’. A la Pédale, il peut arriver qu’elle soit construite en 6 2/5’.
Grosse Fourniture : TUYAUTERIE. Jeu de mutation composée, à taille de Principal. Cette Fourniture grave, séparée de la Fourniture, résulte de 16’ ou de 32’. Cette séparation permet d’utiliser la Fourniture sur la base du 8’, et l’ensemble des deux Fournitures sur celle du 16’.
Hautbois......... : TUYAUTERIE. Jeu à anches battantes. Ses corps sonores sont constitués de tiges fines, très légèrement évasées vers le haut, surmontées d’un pavillon en forme de cône assez allongé. Ce jeu se construit en dessus d’Ut 3, ou de Fa 2. Dans le premier cas, c’est généralement un Basson de très menue taille qui complète les deux premières octaves. Certains Hautbois ont été construits à anches libres.
Holzflöte......... : TUYAUTERIE. Jeu de flûte construit en bois.
Houppements : Secousses qui résultent de l’inégalité du vent ou des altérations qu’il éprouve du fait d’un défaut de proportion des conduits.
Jeu..................... : 1°) On appelle jeu d’un organiste sa manière, sa façon et son art de jouer de son instrument.
..................................... 2°) TUYAUTERIE. Ensemble de tuyaux, généralement de même matière, obéissant aux mêmes diapasons, et produisant le même timbre. Le jeu simple est composé d’autant de tuyaux que de touches sur le clavier. On distingue deux grands types de tuyaux : les tuyaux à bouche et les tuyaux à anches. Les jeux à bouches se distinguent en deux catégories : les jeux de fond, qui produisent le son fondamental et ses octaves, les jeux de mutation, produisant un ou plusieurs harmoniques de ce fondamental. Les jeux d’anche, dans lesquels le son n’est pas produit par une bouche, mais par la mise en vibration d’une languette.
Jeu de tierce... : REGISTRATION. Mélange de jeux flûté. Au Positif, il est basé sur le Bourdon 8’, auquel on adjoint les Flûtes de 4’ et de 2’ (ou, à défaut, les Principaux), le Nasard et la Tierce. Au Grand Orgue, le mélange est constitué de la même manière, mais est fondé sur le 16’, et on lui adjoint, s’ils existent, les jeux de Grands Nasard et Tierce.
Kéraulophone......... : TUYAUTERIE. Jeu de fond tenant en quelque sorte le milieu entre le Principal et la Gambe. Sa sonorité est mordante et présente. On la place souvent dans de petits instruments, ou au Positif et au Récit d’instruments plus grands.
Laye.................. : SOMMIER. Caisse en bois destinée à recevoir l’air en provenance de la soufflerie, qui contient les ressorts des soupapes qui s’ouvrent sur les gravures.
Languette........ : TUYAUTERIE. Partie de l’anche qui, en entrant en vibration, crée le son.
Larigot............. : TUYAUTERIE. Jeu de mutation simple, de la famille des flûtes, construit à l’octave du Nasard, soit en 1 1/3’. Par abus de langage, on appelle quelquefois «Larigot» une petite Quinte.
Machine Barker : TRANSMISSION. Système de transmission mis au point par Charles Spackman BARKER et largement utilisé dans les orgues romantiques, afin de faciliter le jeu de l’organiste en compensant la résistance du vent sur de gros instruments dans lesquels les claviers pouvaient tous être accouplés.
Schématiquement, il s’agit d’un ensemble de petits soufflets (un par touche du clavier), alimentés à très forte pression. Lorsque l’organiste abaisse une touche du clavier, il ouvre une soupape d’alimentation du soufflet et referme simultanément une autre soupape de décharge. Le petit soufflet se gonfle alors. Il entraîne alors une vergette (ou un pilote), qui lui est solidaire et qui ouvre la soupape du sommier principal.
Lorsqu’il relâche la touche, la soupape d’alimentation est refermée alors que simultanément la soupape de décharge s’ouvre, vidant instantanément le petit soufflet, ce qui entraîne la fermeture, par transmission au moyen de la vergette ou du pilote, de la soupape dans le sommier principal. Ce système, très commode, entraîne néanmoins une certaine mollesse de l’attaque et du toucher.
Marche............. : 1°) MÉCANIQUE. Synonyme de touche. Ce terme s’emploie particulièrement lorsqu’on parle du Pédalier.
..................................... 2°) TUYAUTERIE. Synonyme de rang, dans les mutations composées.
Mécanique...... : On appelle ainsi toute la partie non sonore de l’orgue, qui est mue par l’organiste.
Mixtures.......... : TUYAUTERIE. Ensemble des jeux de mutation composée de la famille des Principaux, entrant dans le Plein-jeu. Au singulier, ce terme peut désigner un registre de Fourniture.
Montre............. : 1°) TUYAUTERIE. Ensemble des tuyaux disposés en façade d’un orgue.
..................................... 2°) TUYAUTERIE. Jeu de la famille des Principaux, construit en 32’, en 16’, en 8’ ou en 4’, dont une partie de la tuyauterie (le plus souvent les basses) est disposée en façade d’un orgue.
Musette............ : TUYAUTERIE. Jeu à anches battantes, construit en 8’. Sa facture est extrêmement variable. Parfois, les corps sonores ont la forme d’un cône très allongé, raccordé à un petit cône lui-même raccordé à l’anche. Dans d’autres cas, il s’agit d’un Hautbois de très menue taille, dont les pavillons sont plus allongés. Mutin a construit en 1906 des Musettes à corps coniques. Enfin, certains facteurs désignent de ce nom une espèce de Régale.
Mutations....... : TUYAUTERIE. Nom générique de la deuxième famille des jeux à bouche. Leur nom provient du latin Mutare – changer. Ils sont composés de tuyaux produisant les harmoniques de la fondamental. Les jeux de mutations se subdivisent en deux sous-familles : les jeux de mutation simples, et les jeux de mutation composées.
Les jeux de mutation simple produisent un son harmonique (quinte, tierce, septième, neuvième). Ils peuvent exister en taille de Principaux ou en taille de Flûte.
Les jeux de mutation composée produisent plusieurs sons harmoniques, et comportent donc autant de tuyaux par touche du clavier que d’harmoniques produits. Les jeu de mutation composée de la famille des Principaux (essentiellement composés de quintes et d’octaves) entrent dans le Plein-jeu. Les synthèses flûtées appartiennent principalement à la famille des Cornets.
Nasard............. : TUYAUTERIE. Jeu de mutation simple, de la famille des Flûtes, produisant la deuxième harmonique du son fondamental – la petite quinte. Il se construit généralement en 2 2/3’. Le Gros (ou Grand) Nasard 5 1/3’ résulte de la fondamentale de 16’ (le Nasard 10 2/3’, plus rare, résulte de 32’). Dans certains cas, le Nasard peut être construit à cheminée, ou à fuseau. Il arrive parfois que le Nasard soit construit à plusieurs rangs.
Noyau.............. : TUYAUTERIE. Composant interne du pied des jeux d’anches. Le noyau, soit de forme cylindrique, soit en forme de globe aplati, est destiné à recevoir l’anche et la languette. C’est dans le noyau que s’enfonce le coin qui maintient le tout.
Octave.............. : 1°) TUYAUTERIE. Nom d’un jeu de fond de la famille des Principaux (dont la hauteur est situé à l’octave du jeu de Principal le plus grace du clavier concerné) dont les tuyaux ne sont généralement pas placés en façade.
..................................... 2°) MÉCANIQUE. Octave grave. Octave aiguë. Nom donné respectivement à un accouplement en 16’, et en 4’.
Ondulant (jeu) : TUYAUTERIE. Jeu de fond accordé légèrement au-dessus du diapason normal. Sa combinaison avec un jeu de fond à l’unisson, mais accordé de manière «normale» produit des battements. En Italie, la Voce Umana est un jeu ondulant de la famille des Principaux. La plupart des jeux ondulants sont de taille étroite.
Oreilles............ : TUYAUTERIE. Petites lames de plomb flexibles soudées des deux côtés de la bouche des tuyaux de Bourdon et de certains tuyaux ouverts – les jeux gambés tout particulièrement.
Organier.......... : Autre nom donné aux facteurs d’orgues. Stricto sensu, le terme s’applique davantage à celui qui entretient l’instrument qu’à celui qui le conçoit ou le construit. Les deux activités étant évidemment liées, les deux termes sont le plus souvent considérés commes synonymes.
Orgue............... : Stricto sensu, peuvent uniquement prendre le nom d’orgue les instruments qui correspondent aux trois critères qui suivent : instrument à vent, à clavier et à tuyaux, quels que soient les types d’alimentation, de claviers et de formes et caractéristiques de la tuyauterie.
Pallier............... : TUYAUTERIE. Dans un jeu de mutation composée, étendue de notes qui n’est affecté par aucune reprise de quelque rang que ce soit.
Partition.......... : TUYAUTERIE. Accord d’une des octaves du jeu de Prestant, à partir de laquelle l’ensemble de tous les jeux de l’orgue sont accordés. La partition est fondée à la fois sur le diapason et sur le tempérament choisi.
Peau.................. : Cuir blanc de mouton dont on se sert pour garnir les soufflets, les sommiers et les soupapes.
Pédale............... : TUYAUTERIE. Ensemble de la tuyauterie correspondant au Pédalier – et nom du plan sonore correspondant.
Pédalier............ : CONSOLE. Clavier placé sur le plancher et destiné à être joué par les pieds de l’organiste. Ses touches ou marches sont de grande dimension, et sont donc moins nombreuses que celles des claviers manuels. L’étendue et la forme du Pédalier a été variable en fonction de l’époque et du lieu géographique de construction de l’instrument. Le Pédalier le plus couramment construit aujourd’hui est inspiré par la tradition allemande.
Piccolo............. : TUYAUTERIE. Jeu de fond flûté, construit en 1’.
Pied................... : 1°) TUYAUTERIE. Unité de mesure, héritée de l’Ancien Régime, qui permet de mesurer les tuyaux d’orgue. Une longueur en pieds accompagne le nom de chaque jeu. Elle désigne sa tessiture – c'est-à-dire la longueur mesurée en pieds du plus grave des tuyaux ouverts qui produirait un son de même hauteur. Cette longueur est théorique : pour les jeux à bouche, le plus long des tuyaux d’un jeu bouché de 8’ ne mesure que 4’, et pour les jeux d’anches, cette longueur est simplement nominale…
..................................... 2°) TUYAUTERIE. Partie du tuyau. Dans les tuyaux à bouche, le pied a la forme d’un cône renversé, obstrué dans sa partie supérieure par le biseau. Dans le cas des jeux d’anches, le pied renferme noyau, coin, languette et canal.
..................................... 3°) BUFFET (rare). On appelle parfois «pied de l’orgue» la partie la plus basse du buffet, dans laquelle se trouve la console, le départ de la mécanique de l’instrument, et parfois, une partie de la tuyauterie (écho ou Brustwerk).
Pilote................ : MÉCANIQUE. Petites tringles de bois qui transmettent le mouvement des touches du clavier de Positif aux branches qui forment l’éventail.
Plate-face........ : BUFFET. Espace plat, séparant deux tourelles. En général, on y dispose des tuyaux plus petits que dans les tourelles.
Plein-jeu.......... : 1°) TUYAUTERIE. Nom donné à l’ensemble des Fournitures et des Cymbales d’un orgue.
..................................... 2°) TUYAUTERIE. Nom donné à un registre sur lequel la Fourniture et la Cymbale d’un même clavier sont réunis.
..................................... 3°) REGISTRATION. Mélange de jeux composé de tous les rangs de Principaux, auxquels on adjoint toutes les Fournitures et les Cymbales. On y adjoint parfois – en particulier en France à l’époque baroque, classique et post-classique – les Bourdons. On distingue le Grand Plein-jeu, composé du Plein-jeu du Grand Orgue accouplé à celui du Positif, et le Petit Plein-jeu, qui est celui du Positif.
Polyphone...... : 1°) TUYAUTERIE. On dit d’un tuyau qu’il est polyphone lorsque le même corps sonore sert à produire plusieurs note d’un même jeu. Les notes qu’il produit sont rangées soit par demi-tons soit par tons. Un peu à la manière des perces et des clefs d’une flûte traversière, des entailles sont percés aux endroits convenables et s’ouvrent au moyen de petits moteurs. Un exemple célèbre de tuyaux polyphone se rencontre dans l’orgue de l’Empereur de Tolède : deux tuyaux de 32 pieds produisent tous les sons du petit pédalier (une octave).
..................................... 2°) INSTRUMENT. Certains facteurs, comme Beuchet, ont construit de petits instruments, très compacts, dits «polyphones», dans lesquels les basses sont produites par plusieurs tuyaux polyphones
Pommer........... : TUYAUTERIE. Jeu de la famille des Bourdons, proche du Quintaton, mais plus large que celui-ci. Il produit lui aussi deux sons : la fondamentale et la douzième (ou troisième harmonique). La différence entre le Pommer et le Quintaton réside dans le fait que dans le cas du Pommer, la fondamentale est plus sonore que la douzième.
Portevent........ : ALIMENTATION. Conduit de bois, de section carrée ou rectangulaire, destiné à amener l’air sous pression d’un endroit de l’orgue à l’autre. Le Portevent principal est le conduit qui part du collecteur de vent. La section des différents portevents d’un orgue va s’amenuisant au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la soufflerie – pour préserver la puissance du vent.
Portunal.......... : TUYAUTERIE. Jeu de flûte, généralement construit en bois, dont les tuyaux sont un peu plus larges en haut qu’en bas. Autre nom de la Clarabella.
Posaune........... : TUYAUTERIE. Jeu d’anche allemand, de la famille des Trompettes, mais harmonisé d’une manière moins éclatante. Son anche est parfois gainée de peau, afin de lui procurer une sonorité plus sourde et plus bassonnante que la Trompette généralement construite en France.
Positif............... : 1°) CLAVIER. Nom d’un clavier de l’orgue. Jusqu’au début du XIXe siècle, il constitue l’écho du Grand Orgue. Premier clavier en partant du bas, il est alors placé au-dessous du Grand Orgue. A partir des années 1850, lorsqu’il existe, il est placé au-dessus du Grand-Orgue et sa tuyauterie est généralement contenue dans une boîte expressive, comme celle du Récit.
..................................... 2°) INSTRUMENT. Nom donné à un instrument de petite taille, composé d’un petit nombre de jeux, généralement aigus, originellement posé sur une table. Ce nom est aussi donné à un instrument d’un seul clavier.
Postage............ : TUYAUTERIE. Fait de faire jouer les tuyaux ailleurs qu’à leur place naturelle sur le sommier. Ainsi, tous les tuyaux de Montre, ceux des Cornets, les gros tuyaux de bois sont postés. En règle générale, l’air est amené du sommier au tuyau par une conduite en plomb, elle aussi nommée postage, ou par une pièce gravée en bois. De manière plus récente, les postages sont construits dans un tuyau flexible renforcé d’acier.
Prestant........... : TUYAUTERIE. Jeu de fond de la famille des Principaux, construit en 4 pieds.
Principal.......... : 1°) TUYAUTERIE. Famille de jeux de fond ouvert, de taille moyenne, dont certains tuyaux constituent la Montre de l’orgue. En règle générale, les tuyaux de Principaux sont construits en étain ou en alliage riche en étain. Néanmoins, des Principaux peuvent être partiellement ou totalement constitués de tuyaux de bois. Dans les pays nordiques surtout, il arrive que les Principaux soient fondus dans un alliage à fort titrage de plomb.
..................................... 2°) TUYAUTERIE. Jeu de la famille des Principaux, de taille généralement inférieure à celle de la Montre, dont aucun tuyau n’est placé en façade.
Progression harmonique : Jeu de mutation composée, inventé par Cavaill- Coll, formé de quintes et d’octaves de la fondamentale, sans reprise. Contrairement aux Fournitures et aux Cymbales, il n’est pas doté de reprises, mais le nombre de rangs augmente tout au long du clavier : les rangs les plus aigus courent sur toute son étendue, et les autres entrent sur tous les Ut, le plus grave entrant en dernier.
Quarte de nasard : TUYAUTERIE. Jeu à embouchure de flûte, ouvert, de taille généreuse, le plus souvent construit en étoffe, généralement classé parmi les mutations, alors qu’il produit une octave de la fondamentale, et devrait selon toute logique être considéré comme un jeu de fond. Il s’agit en réalité d’une flûte de 2 pieds, de large taille.
Quinte.............. : TUYAUTERIE. Jeu de mutation simple, à taille de principal – donc pouvant entrer dans le Plein-jeu, produisant l’harmonique 3 de la fondamentale, soit la douzième, à l’unisson du Nasard, mais de taille moins large, et généralement construit dans un alliage plus riche en étain. Ainsi, la quinte résultant de 8’ est le jeu de 2 2/3’, celle résultant de 16’, le 5 1/3’, celle résultant de 32’, le 10 2/3’, celle résultant du 4’, le 1 1/3’. Le mélange d’une quinte et de l’octave qui lui est directement inférieure reproduit acoustiquement l’effet d’un jeu inférieur d’une octave à ce dernier jeu. Ainsi, 16’ + 10 2/3’ donnent l’effet d’un 32’ – toute considération de timbre étant évidemment exclue.
Quintaton....... : TUYAUTERIE. Jeu de fond bouché, de la famille des bourdons, mais plus étroit que lui, construit en métal ou en bois, aussi nommé Quintadène, munie d’une bouche basse et d’oreilles. Son harmonie, mordante produit, outre le son fondamental, une douzième (troisième harmonique), plus présente que dans le Pommer.